FAQ SUR LES FORÊTS MODÈLES

Ci-dessous, nous répondons à quelques questions générales. Pour plus de détails sur les Forêts Modèles, la Trousse des Forêts Modèles est le meilleur point de départ. Vous pouvez également communiquer avec nous pour obtenir du soutien.

La structure de gouvernance de chaque Forêt Modèle est déterminée localement. Elle est fondée sur les normes des organisations de son pays, ainsi que sur les valeurs sociales, culturelles, économiques et autres de ses membres. Comme toute organisation, cette structure comporte deux fonctions étroitement liées :

  1. Gouvernance — L’orientation et les ressources essentielles qui font en sorte que la Forêt Modèle respecte ses orientations stratégiques.
  2. Gestion — Les activités de programme et le soutien qui contribuent à la réalisation des orientations stratégiques de la Forêt Modèle.

Les fonctions de gouvernance, habituellement remplies par le conseil d’administration, le comité des partenariats ou un autre organe directeur, comprennent la détermination des orientations stratégiques, le développement des ressources, la responsabilisation financière et le développement du leadership. Les fonctions de gestion, généralement déléguées au personnel, comprennent l’administration, la planification et la mise en œuvre des programmes.

Pour plus de détails, consulter le Guide d’établissement d’une Forêt Modèle et le Guide sur la gouvernance des Forêts Modèles dans la Trousse des Forêts Modèles.

Une Forêt Modèle n’a pas de pouvoir décisionnel ni de pouvoir de gestion sur le paysage ou les ressources naturelles de sa région. Tous les pouvoirs et toutes les responsabilités de gestion demeurent entre les mains des titulaires de tenure, des propriétaires fonciers et des gestionnaires des terres et des ressources. Toutefois, une Forêt Modèle est conçue pour réunir différents intervenants, encourager la discussion et la négociation entre eux et fournir un mécanisme permettant d’accéder à la prise de décisions en matière de gestion des ressources naturelles au niveau du paysage. Cet accès peut influencer l’utilisation des ressources de plusieurs façons :

  1. Parce qu’un groupe d’intervenants d’une Forêt Modèle comprend tous les principaux utilisateurs des ressources (gouvernement, industrie, propriétaires privés, collectivités autochtones et autres), il participe à la définition de la Forêt Modèle, de ses objectifs et de son administration.
  2. Une Forêt Modèle entreprend des projets, des recherches et d’autres activités sur le terrain en collaboration et en accord avec les principaux détenteurs de tenure. Par conséquent, les titulaires de tenure sont d’importants bénéficiaires des travaux d’une Forêt Modèle.
  3. L’activité de la Forêt Modèle est pertinente au niveau de la politique nationale, bien que son influence puisse être indirecte et à long terme. Cependant, ses activités et expériences aident à définir les applications de la gestion durable à l’intérieur et au-delà des frontières de la Forêt Modèle.

Le Secrétariat du RIFM n’est pas un organisme subventionnaire et ne fournit pas de soutien financier direct aux Forêts Modèles. Le Secrétariat du RIFM, qui relève du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada à Ottawa, peut travailler avec les Forêts Modèles pour réunir des fonds pour des activités de projet, mais il le fait dans un rôle de soutien plutôt que de leadership. À l’occasion, le Secrétariat du RIFM a agi à titre d’agent d’exécution au nom d’un organisme subventionnaire. Les Forêts Modèles doivent être autosuffisantes.

Le coût d’établissement et de fonctionnement d’une Forêt Modèle est très variable. Cela dépend de l’infrastructure physique, technique et d’information existante d’une région donnée, ainsi que des objectifs et des buts du plan stratégique de la Forêt Modèle.

Certains coûts seront récurrents, comme l’administration, la participation aux forums ou réunions du réseau régional de Forêts Modèles, la gestion et la mise à jour de l’information et les projets à long terme (par exemple, les indicateurs de suivi de la durabilité à long terme).

Il est important de mobiliser les ressources de la Forêt Modèle de façon à les optimiser. Les Forêts Modèles ont démontré que les partenariats à grande échelle aident à repérer et à mobiliser de nouvelles ressources pour la gestion des paysages, comme les installations, les ensembles de données, les services professionnels, l’accès aux décideurs et aux dirigeants communautaires, et le financement.

En moyenne, l’établissement d’une Forêt Modèle fonctionnelle exige de 1 à 2 ans. Il n’y a pas de modèle standard pour l’établissement d’une Forêt Modèle. La créativité des intervenants concernés, ainsi que les circonstances régionales, culturelles et autres, influera sur la forme et la fonction de la Forêt Modèle qui sera finalement développée. Bien que la plupart des processus aient été dirigés par un organisme gouvernemental national, dans certains domaines, un intervenant différent a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration d’une Forêt Modèle.

Pour plus de détails, consulter le Guide d’établissement d’une Forêt Modèle dans la Trousse des Forêts Modèles.

L’approche de la Forêt Modèle a émergé au plus fort d’un débat animé et émotif sur l’utilisation des ressources forestières et les questions de durabilité. Aujourd’hui, il y a toujours des opinions bien arrêtées dans tout le spectre de la gestion des ressources naturelles, et il faut les axer sur des objectifs constructifs. Le rôle qu’a joué la Forêt Modèle dans la création d’un forum et d’un processus respectés pour régler les conflits concernant l’utilisation des ressources là où il n’existait pas de forum ou de processus fonctionnels auparavant est un résultat positif. L’approche de la Forêt Modèle s’est révélée utile pour fournir des cadres neutres dans lesquels les antagonistes traditionnels peuvent s’engager dans un débat constructif.

Le travail effectué par les Forêts Modèles est directement lié à plusieurs conventions, processus et ententes clés, notamment les suivants :

  • La Convention sur la diversité biologique (CDB)
  • La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD)
  • La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), y compris l’Accord de Paris, les Objectifs de développement durable (ODD) et les contributions déterminées au niveau national (CDN)
  • Le Forum des Nations Unies sur les forêts (UNFF)
  • Les Programmes forestiers nationaux (PFN)
  • La Réduction des émissions de gaz à effet de serre attribuables à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+)
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