Réseau international de Forêts Modèles

Depuis plus de 20 ans, le Réseau international de forêts modèles (RIFM) applique une approche paysagère participative à la gestion durable des ressources naturelles. L’approche des forêts modèles propose un processus efficace et flexible de création de partenariats d’envergure et tient compte des forces socio-économiques et environnementales à l’œuvre sur le paysage.

Le RIFM compte plus de 60 paysages à grande échelle dans six réseaux régionaux couvrant 84 millions d’hectares dans 31 pays.

Au sein du RIFM, des réseaux de forêts modèles régionaux ont été créés afin de permettre à ceux qui connaissent bien leurs régions de définir, d’énoncer et de gérer les programmes régionaux de travaux. Les réseaux régionaux actuels comprennent :

  • Le Réseau africain de forêts modèles
  • Le Réseau des paysages baltiques (Europe du Nord et Russie)
  • Le Réseau canadien de forêts modèles
  • Le Réseau ibéroaméricain de forêts modèles
  • Le Réseau méditerranéen de forêts modèles
  • Le Réseau régional de forêts modèles – Asie

Notre vision

Soutenir la gestion durable des ressources naturelles fondée sur une approche paysagère participative qui tient compte des enjeux environnementaux et socio-économiques sous l’angle des besoins locaux et des préoccupations mondiales.
 

Notre mission et nos objectifs

Le RIFM a pour mission première d’établir un réseau mondial qui représente la plupart des principaux écosystèmes forestiers du monde et de promouvoir une gestion durable des ressources selon une approche paysagère participative. Le RIFM s’efforce de faire en sorte que tous les partenaires, quelle que soit leur situation politique ou économique, puissent contribuer au Réseau et en partager les avantages. Les principaux objectifs consistent à :

  1. favoriser l’échange international d’idées et de solutions liées à la gestion durable des ressources naturelles dans les paysages forestiers;
  2. appuyer la collaboration dans des domaines cruciaux qui mènent à l’élaboration de nouvelles méthodes de gestion durable des paysages et des ressources naturelles;
  3. favoriser la tenue de discussions stratégiques internationales permanentes sur les critères et les principes de la gestion et du développement durables des ressources naturelles.

Secrétariat du RIFM

En 1995, le Secrétariat du Réseau international de forêts modèles (SRIFM) est établi.

Le Secrétariat assure la coordination centralisée et quotidienne des services de soutien et de développement fournis au RIFM, et s’emploie à renforcer et à agrandir celui-ci. Les questions précises qui demandent une attention particulière comprennent :

  • les questions techniques et logistiques associées à l’établissement et à l’exploitation des forêts modèles;
  • l’aide à la mobilisation des ressources;
  • les communications internationales, le réseautage et la gestion/le partage des connaissances;
  • l’établissement de partenariats et le renforcement de capacités;
  • la documentation, la surveillance et l’évaluation.

 

Histoire du RIFM

L’approche des forêts modèles a été élaborée et mise en œuvre pour la première fois par le gouvernement du Canada au début des années 1990 à 10 emplacements différents du pays. Cette approche se voulait une solution à une période de conflit intense au sein du secteur forestier canadien à une époque où les environnementalistes, les gouvernements, les peuples autochtones, les communautés et les travailleurs forestiers luttaient pour les ressources forestières et se demandaient comment les gérer de façon durable. L’approche s’est immédiatement montrée prometteuse, car les intervenants se sont entendus pour trouver des solutions communes à leurs problèmes, par exemple, en matière d’exploitation forestière, de conservation de la biodiversité et de stabilité économique.

L’établissement d’un réseau international de forêts modèles a été annoncé par le premier ministre du Canada à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) de 1992 à Rio de Janeiro. Depuis le début, les forêts modèles promeuvent l’idée de la formation de partenariats en vue d’établir une tribune neutre où différentes valeurs et différents intérêts sont représentés, et où le désir de mettre à l’essai de nouvelles idées selon un objectif commun de développement durable peut se réaliser. Chaque site visait à être un « modèle » dont d’autres pourraient tirer des leçons afin de progresser vers leurs objectifs en matière de durabilité.