Le Réseau africain des Forêts Modèles présent au African Landscapes Dialogue

Des représentants du Réseau africain des Forêts Modèles (RAFM), dont Chimère Diaw, Directeur exécutif, Joachim Nguiebouri du Cameroun et Annet Akeza Muhoozi, du Rwanda, ont participé à la conférence African Landscapes Dialogue (ALD) du 6 au 10 mars à Addis-Abeba en Éthiopie.

Dr. Chimere Diaw. Photo: Gemechu Bekele: Dr. Chimere Diaw. Photo: Gemechu Bekele
Dr. Chimere Diaw
Photo Gemechu Bekele

S'adressant à «tous ceux qui œuvrent en faveur du développement durable et de la résilience au changement climatique en Afrique», le Dialogue rassemblait plus de 140 leaders des paysages et donnait suite au Plan d'action pour le paysage en Afrique (ALAP) de 2014, la feuille de route du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Union Africaine (NEPAD) pour les actions nationales, régionales et internationales sur des questions telles que la sécurité alimentaire, la biodiversité et le changement climatique, par le biais d'une gestion intégrée du paysage.

Le Centre et Réseau Régional pour l'Environnement de la Corne de l'Afrique (HoA-REC&N) et le Centre de Gestion des Eaux et des Terres de l'Éthiopie (WLMC) étaient les hôtes de la réunion d'Addis-Abeba, organisée conjointement par Ecoagriculture Partners et d'autres membres-clés de l’initiative Landscape for People, Food and Nature (LPFN), y compris le RAFM. Une trentaine de pays étaient représentés, avec une forte représentation de l'Afrique de l'Est, et comprenaient des organisations communautaires, des gouvernements locaux, des gestionnaires fonciers, des entreprises et d'autres parties prenantes à travers l'Afrique.

« Assis à une table ronde avec 15 autres leaders du paysage, M. Diaw, directeur exécutif du Réseau Africain des Forêts Modèles (RAFM), a plaidé pour la nécessité de dépasser l'approche typique du projet. Une fois un projet de paysage terminé, le financement assèche, l'entretien est négligé et l'échec suit, généralement. Le RABM se fonde sur l'idée que si les communautés intègrent de nouvelles pratiques en maintenant leur identité, en établissant une confiance à long terme avec les partenaires d'exécution, en favorisant l'intégration des activités et en facilitant le leadership local, ces communautés continueront les pratiques souhaitées, une fois le projet terminé. »

Landscape leaders call for linking practice to policy
Change Magazine, 6 March 2017

Le Dr. Gemedo Dale, Ministre éthiopien de l'Environnement, a ouvert le Dialogue, qui a été clôturé par un groupe composé du Dr Eyasu Abraha, Ministre de l'agriculture et des ressources naturelles de l'Éthiopie et de représentants de la Tanzanie et du Rwanda. Il s'agissait de partager les pratiques exemplaires, les leçons apprises, les outils et les ressources de la pratique dans les paysages durables. C'était aussi l'occasion pour le RAFM, qui s'est rendue en Éthiopie avec une délégation de trois personnes, de contribuer à la facilitation et de présenter une fois de plus l'Approche des Forêts Modèles.

«C'est une bonne occasion de rappeler aux gens comment la méthode de la forêt modèle est systématique. Il s'agit d'un genre particulier de leadership territorial », a déclaré Dr. Diaw. «L'ALD nous a permis de partager notre expérience et de contribuer au dialogue, en faisant des présentations, modérant des réunions et des plénières, et par d'autres activités telles que des séances d'affiches. Nous avons beaucoup appris, mais nous avons aussi planté les germes de l’intégration par d’autres organisations de certains éléments de notre approche. La méthode de la Forêt Modèle permet aux intervenants locaux d'être à l'avant-garde de la gouvernance du territoire et d'influencer le rythme, l’originalité et l'inclusivité des transformations économiques. »

Le continent africain, a ajouté Dr. Diaw, est très attrayant en ce moment comme lieu d'investissement, avec une population en plein essor et une industrialisation à peine émergente. Il existe une grande opportunité, de même qu’une volonté affichée de faire émerger une Afrique industrialisée sur des bases inclusives et à faible teneur en carbone. La gestion intégrée du paysage est l'une des avenues susceptibles de préparer un terrain fertile à ce type d’innovation, aussi bien pour ce qui est de la création d’industries locales innovantes que du développement d’une agriculture plus écologique et productive.

Joachim Nguiebouri, Chimère Diaw & Annet Akeza Muhoozi

Joachim Nguiebouri, Chimère Diaw & Annet Akeza Muhoozi

Dr. Diaw a en outre tenu à rendre hommage aux talents et au leadership des participants, ainsi qu'à l'engagement de l'Éthiopie en faveur de la gestion intégrée du paysage et à souligner le soutien de tant de personnes à travers le monde, en particulier EcoAgriculture Partners et Swedbio. Il a salué l'excellent travail des organisateurs, les représentants du pays hôte, du Centre et Réseau Régional de l'Environnement de la Corne de l'Afrique (HoA-REC&N) et du WLMC.


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Publié le 20 mars 2017