Halifax, Canada - Forum international sur les forêts modèles

Sommaire du Forum du RIFM 
Halifax, Nouvelle Écosse, 
Canada 

le 10 septembre 1999

Compte rendu
Thème
Déroulement du Forum
Priorités en matière de travail en réseau
Mécanismes de travail en réseau envisagés
Mot de la fin
 

Sommaire du Forum du RIFM à Halifax

Le Forum du Réseau international de forêts modèles (RIFM) qui a eu lieu à Halifax, (Nouvelle-Écosse), au Canada, le 10 septembre 1999, a réuni tous les membres actuels du réseau et des spécialistes et observateurs de l’extérieur pour une séance de travail d’une journée sur les améliorations qui pourraient être apportées en matière de travail en réseau.

Dans le cadre d’une série de consultations régionales et nationales menées précédemment, les membres du RIFM avaient déjà établi clairement que le travail en réseau devait être mutuellement avantageux pour les participants et accroître la valeur des activités prévues et des objectifs déjà définis.  Pour en tirer de tels avantages, les membres du réseau doivent délibérément rechercher les moyens les plus efficaces de favoriser et de faciliter les activités de travail en réseau, non seulement à cause du manque de ressources, mais aussi parce que le travail en réseau ne peut se produire dans un contexte passif.

Au Forum de Halifax, les participants ont été invités à présenter leur point de vue et à discuter de la validité de tout un éventail d’activités et de mécanismes à tous les échelons, c.-à-d. local, régional, national et international, du réseau de forêts modèles.

Ils ont attesté la valeur des activités de travail en réseau en ce qui concerne la création de capacités, la diversification économique, et la mesure et l’évaluation des progrès accomplis à l’égard de l’aménagement durable des forêts.  Parmi les nombreux mécanismes de travail en réseau possibles, les participants privilégient les activités d’éducation, de formation et de vulgarisation, les ateliers spécialisés, ainsi que la diffusion de rapports et de publications.  Ils ont également dit avoir besoin d’activités et d’outils de communication axés sur les relations publiques et la promotion.

Si les participants ont d’emblée établi des priorités et donné des précisions sur chacun de ces aspects, ils ont aussi fait d’importantes mises en garde.  Il était clair pour eux qu’un réseautage réussi reposera, à tous les niveaux, sur un auto-examen considérable de leur part, pour veiller à ce que les objectifs soient bien choisis et à ce que les ressources soient adéquates par rapport au travail nécessaire à leur réalisation.  L’essor des réseaux nationaux et régionaux va se poursuivre et le Secrétariat du RIFM demeure un élément souhaitable et un mécanisme d’appui du réseau international qui est en train de se constituer. 
 

Compte rendu 

Le Réseau international de forêts modèles (RIFM) a tenu un forum à Halifax (Nouvelle-Écosse), au Canada, le vendredi 10 septembre 1999.  Des représentants du Chili, de la Chine, des États-Unis, du Mexique, du Japon, de la Russie, du Canada, de l’Argentine, du Cameroun, de la FAO et du CIFOR, et d’autres, ont pris part à ce forum d’une journée portant sur les forêts modèles et le travail en réseau.  M. John Naysmith, Ph. D., professeur émérite en foresterie à la Lakehead University, à Thunder Bay (Ontario), a présidé le Forum et M. Daniel Welsh, Ph. D., du Service canadien des forêts, a animé les débats.  Ce compte rendu de même que la liste des participants et des personnes qui ont présenté des exposés seront versés au site Web du SRIFM (http://www.idrc.ca/imfn) en novembre 1999.

Juste avant le Forum, il y a eu une rencontre de deux jours des partenaires du Réseau canadien de forêts modèles, qui a mis l’accent sur les retombées positives des forêts modèles sur le plan de l’exploitation.  Les participants au Forum y avaient été invités.  Le texte qui suit a été préparé par les deux rapporteurs, Mme Mette Løyche Wilkie (de la FAO, à Rome) et M. Peter Besseau (du SRIFM), et présenté à la plénière en fin de journée.
 

Thème

Les participants au Forum se sont demandé ce que l’on entend par « travail en réseau » dans le contexte du Réseau international de forêts modèles et se sont penchés plus particulièrement sur deux aspects :

1.  Quelles sont les priorités des membres du RIFM en matière de travail en réseau?

2.  Comment assurer le fonctionnement optimal du travail en réseau (de quoi a-t-on besoin et quel peut être l’apport des forêts modèles)?
 

Pourquoi se concentrer sur le travail en réseau?

Le Forum du RIFM a porté exclusivement sur le travail en réseau parce qu’il en a été question constamment dans les forums et les rencontres internationales et qu’il était perçu comme un élément clé des forêts modèles qu’il importait de mieux définir et de mettre au premier plan.  On voit dans le travail en réseau un moyen efficace pour mettre en commun des ressources limitées et pour échanger de l’information et faire connaître des expériences menées avec de nouvelles méthodes d’aménagement durable des forêts, afin de tirer des enseignements aussi bien des succès que des échecs.  Cependant, il n’y a pas de travail en réseau sans une stratégie délibérée visant à le favoriser et à le faciliter.  Le Forum du RIFM a permis à chacune des forêts modèles d’en apprendre plus sur les priorités des autres forêts modèles et d’être ainsi en mesure d’élaborer ses mécanismes de travail en réseau en fonction des besoins cernés, tant pour sa contribution au réseau que pour ce qu’elle peut en tirer.  D’autre part, il a donné la possibilité au Secrétariat du RIFM de se mettre à l’écoute de ses membres pour avoir une meilleure idée de ce qu’il pourrait faire pour mieux répondre à leurs besoins.
 

Déroulement du Forum

Lors de la séance plénière en avant-midi, consacrée aux priorités à établir dans les activités de travail en réseau et aux mécanismes favorisant le travail en réseau, les personnes suivantes ont présenté des exposés :

M. Eduardo Casas Dias, Ph. D., SEMARNAP, Mexique
M. Juan Carlos Collarte, ministère de l’Agriculture du Chili
M. Alexei Kornienko, Service fédéral des forêts, Russie
M. Jian Chunqian, Ph. D., Académie de foresterie, Chine
M. Ichiro Nagame, Agence forestière, Japon
M. Tang Hon Tat, Programme d’aide à la protection des arbres et des forêts des îles du Pacifique, Fidji
M. Rick Blackwood, Forêt modèle de Foothills, Canada

Dans son exposé, le directeur exécutif du SRIFM, M. Frederick Johnson, a donné la définition préliminaire suivante du travail en réseau : « échange ou mise en commun de connaissances et d’expériences dans le cadre d’activités jugées mutuellement avantageuses pour toutes les parties intéressées ».  L’on a fait valoir que le travail en réseau, ainsi défini, a lieu à plusieurs niveaux : au niveau de la forêt modèle et aux niveaux régional, national et international.

Les exposés ont été suivis d’une discussion en groupe sur les mécanismes favorisant le travail en réseau.
 

Priorités en matière de travail en réseau

Les personnes appelées à prendre la parole au Forum avaient été invitées à préparer leur exposé en tenant compte de la version préliminaire du cadre stratégique du SRIFM, remise pour examen au groupe de 12 pays créé à Antalya durant une réunion tenue au moment de la rencontre du Comité des forêts (COFO) à Rome, en mars 1999.  Jusqu’à maintenant, les échanges sur le travail en réseau des forêts modèles au niveau international ont permis de dégager les priorités mentionnées ci-après.

1.  Expansion des forêts modèles - établissement de partenariats et création de capacités - La pierre angulaire de la forêt modèle est un partenariat exhaustif et efficace. C’est pourquoi il importe de consacrer beaucoup d’énergie à la création et au maintien des partenariats.  Sur demande, le réseau peut faire part de l’expérience des forêts modèles et des partenariats existants, pour apporter une aide technique ou des conseils, et ainsi enrichir les partenariats qui sont en train de se constituer et les aider à acquérir les capacités nécessaires à une gestion judicieuse des programmes.

2.  Diversification économique au sein de la FM - La diversification économique dans le contexte d’une ressource naturelle renouvelable est un objectif prioritaire pour le développement à long terme du territoire où est située la forêt modèle.  Cela permet de tenir compte de tout l’éventail de ressources ligneuses et non ligneuses desquelles les collectivités peuvent tirer différents modes de subsistance durables.  Il pourrait être bon de faire converger les efforts sur la prestation d’une aide technique aux forêts modèles afin qu’elles puissent donner suite à ces possibilités.

3.  Mesure et évaluation des progrès accomplis vers l’aménagement durable des forêts (ADF) - Il doit être possible de démontrer la valeur de la démarche des forêts modèles sous différents angles.  La FM doit démontrer qu’elle constitue un outil efficace pour faire progresser l’aménagement forestier vers l’ADF.  De plus, les collectivités qui vivent sur le territoire de la forêt modèle doivent pouvoir se rendre compte des avantages économiques de l’ADF.  Enfin, il faut faire ressortir clairement et appuyer les avantages sociaux et écologiques de l’ADF.  Il faudrait s’efforcer d’aider les membres du réseau à évaluer leurs progrès à l’égard de l’ADF au moyen d’outils aussi bien nouveaux que généralement reconnus.

4.  Outils de prise de décision pour l’ADF - Les outils d’aide à la décision à la disposition d’un partenariat de forêts modèles vont de systèmes informatiques très complexes à des systèmes plus simples, et comprennent les inventaires et les ateliers.  Quelle que soit la combinaison d’outils choisis, elle doit permettre d’obtenir une contribution importante et le savoir-faire de toutes les parties prenantes et de la collectivité.  On pourrait aider les forêts modèles à repérer les outils qui conviennent le mieux à leur situation et à y avoir accès.  On pourrait aussi les conseiller afin de s’assurer qu’elles bénéficient d’une formation et d’un soutien adéquats pour bien s’en servir.

5.  Initiatives et projets spéciaux - Il peut s’agir d’initiatives de brève durée et très ciblées de tout le réseau ou seulement de certains de ses membres, entre autres des initiatives régionales, des projets pilotes, des évaluations et des analyses, des activités de formation et autres, souvent exécutées en collaboration avec d’autres institutions et organismes.

Tous se sont entendus, en gros, sur le caractère prioritaire de ces cinq activités.  Le développement et la diversification économiques, a-t-on souligné, devraient être accompagnés de différents mécanismes de soutien, dont des coentreprises et d’autres initiatives visant à mobiliser des ressources.

En ce qui concerne les « projets spéciaux », de nombreux exemples de projets précis, jugés prioritaires, ont été mis de l’avant, parmi lesquels la mise au point et le suivi d’indicateurs locaux de l’aménagement durable, l’agrément, l’élaboration d’initiatives de travail en réseau pour la recherche en foresterie et la mise au point d’outils d’information et de communication.  Ce dernier exemple a suscité maints commentaires, en particulier sur la nécessité de donner une plus grande visibilité au RIFM et aux forêts modèles qui en sont membres.
 

Mécanismes de travail en réseau envisagés 

À la suite des exposés et de la plénière, les participants se sont demandé quelle serait la meilleure manière de procéder pour donner suite aux priorités établies dans le cadre d’un réseau.  Ils ont entre autres cherché à savoir quels mécanismes donnent les meilleurs résultats et les améliorations qui pourraient être apportées aux mécanismes en place.  Les membres du panel et les participants ont été invités à examiner cinq mécanismes de proposés, tirés du cadre stratégique du SRIFM, à en établir l’ordre de priorité et à en ajouter d’autres au besoin.

Les mécanismes suivants sont envisagés pour favoriser et appuyer les priorités en matière de travail en réseau :

1.  Rencontre annuelle du RIFM - Seront conviés, à la rencontre annuelle des membres du réseau, les représentants des pays et des forêts modèles, les donateurs et certains observateurs.  À cette rencontre, les instances dirigeantes, exécutantes et techniques du réseau auront l’occasion de faire rapport sur leurs activités, d’échanger de l’information  et de faire part de leurs expériences.  Il y aura des discussions dans le cadre d’ateliers et de plénières et établissement des priorités et objectifs de travail en réseau pour l’année suivante.

2.  Éducation, formation et vulgarisation - Cette composante, qui fera partie intégrante des cinq activités de travail en réseau, aura pour but de raffermir l’assise de la forêt modèle grâce au transfert de technologie au sein du réseau, en s’appuyant sur la force que donne, sur le plan professionnel, le partenariat à l’échelle du réseau de forêts modèles.  Compte tenu de la diversité et de la richesse de l’expérience des membres du réseau, il est certain que les forêts modèles jouiront d’avantages comparatifs dans des domaines précis.  Dans toute la mesure du possible, il s’agira de tirer parti de leur expérience et de leurs compétences pour faire en sorte que le processus d’éducation et de formation soit pertinent, accessible et reproductible.  Les activités et thèmes prioritaires pourront être définis durant la rencontre annuelle, mais le SRIFM et ses membres travailleront à réaliser tous les objectifs de réseautage susmentionnés tout le long de l’année.

3.  Ateliers spécialisés - Tout comme dans le cadre de la composante Éducation, formation et vulgarisation, il pourra y avoir des ateliers spécialisés portant sur le transfert du savoir-faire au sein du réseau.  On y traitera des cinq grandes priorités de travail en réseau décrites précédemment, mais de façon mieux ciblée, plus technique ou plus régionale.  Il pourra y avoir, par exemple, des ateliers sur la gestion des ressources humaines, les structures et les mécanismes de prise de décision, la gestion de l’information, la résolution des conflits, la production de rapports sur les projets et bien d’autres sujets.  On pourra aussi profiter de ces ateliers pour lancer des projets pilotes de travail en réseau.  Les ateliers spécialisés devraient être pilotés par les pays ou les forêts modèles. 4. Rapports et publications du RIFM - Par ses rapports et publications, le réseau vise surtout à faire connaître ses objectifs, activités, besoins et réussites à ses membres et à un réseau stratégique plus vaste.  Encore là, les cinq grands objectifs de travail en réseau seront abordés, mais il pourra aussi être possible d’annoncer des événements à venir, de proposer des profils de projets, de faire connaître des faits nouveaux et ainsi de suite.  Les rapports et publications proviendront du SRIFM et des membres du réseau, et ils pourront être consultés en ligne.

5.  Site Web et base de données spécialisée - Tant le site Web que la base de données spécialisée seront sur l’Internet, pour répondre à des besoins distincts mais complémentaires : le site Web proposera de l’information d’ordre général sur le RIFM, tandis que la base de données spécialisée permettra la collaboration électronique et mettra en évidence les expériences des FM, les enseignements tirés et les formes de collaboration possibles.

Ces mécanismes ont été classés par ordre de priorité de façon non scientifique.  La composante Éducation, formation et vulgarisation occupe le premier rang, suivie des Ateliers spécialisés et des Rapports et publications du RIFM.  Il a été proposé d’organiser certains des ateliers spécialisés au moment de la rencontre annuelle du réseau pour une efficacité optimale.  D’autres mécanismes ont été mentionnés :

1.  site Web et base de données spécialisée,
2.  jumelage de forêts modèles,
3.  relations publiques et promotion,
4.  dispositions officielles, par exemple protocoles d’accord (bilatéraux ou autres), à l’appui du travail en réseau des forêts modèles et
5.  création ou soutien de liens dynamiques avec des réseaux régionaux ou internationaux pertinents.

De quoi a-t-on besoin?

Les participants ont soulevé plusieurs points valables pendant les exposés et les discussions, soulignant la nécessité de planifier et d’enchaîner les différentes étapes du travail en réseau de sorte qu’il puisse donner les résultats escomptés.  Lesdits résultats doivent répondre aux besoins des partenaires et être sources d’avantages mesurables pour la région où se trouve la FM.  Voici les points les plus importants qui ont été soulevés :

  • Il importe de très bien comprendre dès le début le rôle des participants et les attentes de chacun,
  • Il faut aussi très bien comprendre le but visé.  Le but et les résultats visés doivent être communs et les échéanciers doivent être compatibles,
  • Les ressources consacrées à la réalisation d’un objectif de travail en réseau doivent convenir aux rôles qui ont été définis et aux activités et résultats souhaités.  Par ailleurs, les responsables de la planification des activités doivent tenir compte des restrictions en matière de ressources,
  • Les activités de travail en réseau devraient être simples à exécuter tout en visant des objectifs clairs et réalistes.


Comment tirer un meilleur parti du travail en réseau?

En s’appuyant sur tout ce qui précède, les participants au panel et au Forum se sont demandé comment améliorer le travail en réseau.  Certains sont revenus sur plusieurs des points soulevés plus haut (sous « De quoi a-t-on besoin? »), entre autres la détermination de domaines d’intérêt mutuel, la définition des résultats souhaités et l’établissement d’échéanciers compatibles et réalistes.  De nouvelles idées sont aussi venues s’ajouter, notamment :

  • séparer les besoins des désirs,
  • se servir d’outils et de mécanismes appropriés,
  • fournir l’information dans la langue de l’utilisateur,
  • prendre une part active au débat national et international sur les politiques en matière de foresterie,
  • améliorer la documentation et la diffusion des enseignements tirés,
  • conserver un secrétariat central tout en créant des réseaux régionaux.


Mot de la fin

Pour qu’il y ait mise en place d’un réseau et du travail en réseau, il faut que le réseau réponde aux besoins des partenaires (tant au niveau de la forêt modèle qu’au niveau du réseau) et augmente la valeur de chacune des initiatives.

Le Forum a permis d’établir les priorités en matière de travail en réseau au niveau national et de déterminer les mécanismes susceptibles d’améliorer le travail en réseau, mais il n’a pas été possible de connaître de façon détaillée ce que chaque pays est prêt à contribuer.  Il faudra revenir là-dessus.

Et il y a lieu d’examiner plus à fond d’autres questions importantes qui ont été soulevées :

  • Dans quelle mesure un mécanisme de travail en réseau devrait-il permettre la participation de territoires qui ne sont pas des forêts modèles?
  • Comment surmonter la barrière des langues au sein d’un réseau?
  • Quelle est la meilleure manière de fonctionner en réseau, d’échanger des connaissances et de promouvoir l’ADF et les FM : par l’entremise d’un secrétariat et d’un réseau plus étendus, de liens avec d’autres réseaux et initiatives, ou de réseaux régionaux?  Il peut être très bénéfique de faire participer activement les jeunes au programme des forêts modèles et de les aider à acquérir la culture et les techniques propres à l’aménagement durable des forêts.  Dans ce contexte, le travail en réseau doit être dynamique et s’appuyer sur des compétences et un savoir-faire venant d’abord et avant tout de l’échelon local et de la nouvelle génération.


Pour la grande majorité des participants, y compris les partenaires du Réseau canadien des forêts modèles qui l’ont mentionné à leur rencontre, l’amélioration des communications est l’une des clés du succès futur d’un réseau.  L’élément communications se subdivise en plusieurs sous-catégories, entre autres les pressions à exercer auprès des gouvernements, l’engagement à obtenir des donateurs, la création de partenariats efficaces au niveau local et la fourniture de ressources dans la langue de l’utilisateur.

Une plus grande souplesse s’impose en ce qui concerne les priorités et les mécanismes de travail en réseau aux niveaux national et international, et il faudrait peut-être, dans ces cas, établir un ensemble commun de priorités « générales » en matière de travail en réseau.

Il y a presque eu consensus sur la priorité à accorder aux avantages économiques que l’ADF peut apporter aux populations qui sont tributaires du territoire d’une forêt modèle pour leur subsistance, ainsi qu’à la démonstration des avantages économiques à plus long terme.  Les membres du réseau peuvent jouer un rôle eu égard au transfert de la technologie et à la création des capacités nécessaires à cette fin.

Il faut un réseau local solide pour en arriver à un consensus sur les questions liées à l’aménagement du territoire.  De par sa structure, fondée sur le partenariat, la forêt modèle peut faire en sorte que les rivalités soient remplacées par la recherche d’une entente et d’un consensus sur ces questions.

Toute stratégie visant à réaliser certains des objectifs du travail en réseau, voire même tous, doit tenir compte de la capacité du secrétariat et des membres du réseau d’y arriver.  Et tous les participants doivent convenir qu’ils devront s’engager à consacrer des ressources adéquates au travail en réseau.